LUXEMBOURG RESUSCITATION COUNCIL

Dans le cadre de la Journée Mondiale du Coeur, le LRC Luxembourg Resuscitation Council lance sa campagne de sensibilisation "Réagis!" qui vise à apprendre au grand public les premiers gestes qui sauvent en cas d'arrêt cardiaque.

Arrêt cardiaque du président de l’AHA : presque un conte de Noël

Le Pr Warner, quelques minutes avant son arrêt cardiaque

Anaheim, Californie, le jeudi 27 décembre 2017 - 13 novembre, l’aurore se lève sur le troisième jour du congrès de l’American Heart Association (AHA), le « super bowl » de la cardiologie comme le qualifie le Pr John Warner, 52 ans, président, pour un mandat d’un an, de cette vénérable organisation.

Emmener sa famille en congrès n’est pas une mauvaise idée !

Le Pr Warner n’est pas qu’un éminent médecin, chef du service de cardiologie de l’hôpital universitaire Southwestern de Dallas, c’est aussi un esprit sain dans un corps sain qui se lève à 6 heures du matin pour une séance de vélo en salle !

Mais ce jour-là, de retour dans sa chambre d’hôtel, John s’effondre sans connaissance.
Heureusement, ce bon père de famille américain a emmené avec lui ses enfants pour qu’ils assistent à la consécration du pater familias !

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Ventilation Rate During Adult CPR with Tracheal Tube

Ventilation Rate During Adult CPR with Tracheal Tube - HealthManagement.org

Ventilation Rate During Adult CPR with Tracheal Tube

 The optimal ventilation rate during cardiopulmonary resuscitation (CPR) with a tracheal tube is unknown. A new systematic review finds that a ventilation rate recommendation of 10 min-1 during adult CPR with a secure airway (tracheal tube) and no pauses for chest compression is a very weak recommendation based on very low quality evidence. The study, currently available online as an accepted manuscript, will appear in the journal Resuscitation.

The current ILCOR (International Liaison Committee on Resuscitation) ventilation recommendation of 10 min-1 was made in 2005 and stated that for a patient with an advanced airway in place, it is reasonable to ventilate the lungs at a rate of 8-10 ventilations min−1 without pausing during chest compressions to deliver ventilations. This was based on evidence from a pig study of cardiac arrest that showed that a respiratory rate of 30 min-1 as opposed to 12 min-1 was associated with increased intrathoracic pressure, decreased coronary and cerebral perfusion, and decreased ROSC (return of spontaneous circulation).


"Subsequent ILCOR recommendations in 2010 and 2015 have not identified convincing new evidence to support or refute the 2005 recommendation. Indeed, the 2010 and 2015 recommendations are primarily because a rate of about 10 min-1 is already in use and there is insufficient evidence to suggest another ventilation rate. Our updated search since the 2015 ILCOR recommendation confirms the absence of significant new evidence," according to the review team.


For this analysis, the team performed a systematic review up to 14 July 2016. They included both adult human and animal studies. Based on their inclusion/exclusion criteria, one human observational study with 67 patients and 10 animal studies (234 pigs and 30 dogs) were included in the analysis. Regarding the animal studies, two were randomised with a computer-generated process, one used sealed envelopes, one randomised in blocks of four, and the others provided little or no detail of the randomisation process.


All the 11 studies, which the team notes "carried a high risk of bias," evaluated for ROSC outcome. All studies showed no improvement in ROSC with a ventilation rate of 10 min-1 compared to any other rate. The evidence for longer-term outcomes such as survival to discharge and survival with favourable neurological outcome was very limited, says the review team.


"Ventilation rate is just one component of ventilation, and our knowledge of other aspects of ventilation during CPR is also extremely limited. For example, our knowledge of the optimal tidal volume, inspired oxygen, airway pressure and interaction between chest compression and ventilation during CPR is very limited," the authors write. "Future studies will need to look at a combination of factors to help us understand the role of ventilation rate during CPR."


Source: Resuscitation

Image Credit: Bobjgalindo

References:

Vissers, Gino et al. (2017) Ventilation rate in adults with a tracheal tube during cardiopulmonary resuscitation: a systematic review. Resuscitation. doi.org/10.1016/j.resuscitation.2017.07.018

 

Published on : Tue, 1 Aug 2017

Vers une manœuvre de Heimlich revisitée ?

JIM.fr - Publié le 24/07/2017

Manœuvre de la chaise

L’obstruction des voies respiratoires due à l’inhalation accidentelle d’un corps étranger est une cause commune de décès, en particulier chez les personnes âgées. La manœuvre de Heimlich est une intervention bien connue de premiers secours en ce cas. Le conseil européen de réanimation recommande en cas d’asphyxie par inhalation de corps étranger chez un adulte conscient la réalisation d’une combinaison de tapes dans le dos et de compressions abdominales par la méthode de Heimlich, sans ordre préférentiel.

Certains experts sont cependant réservés sur l’emploi de la manœuvre de Heimlich, du fait de complications décrites (fractures costales, perforation de l'estomac, du jéjunum ou de l'œsophage . . .). D’autre part, une pression externe exercée sur l'abdomen est nécessairement transmise par le diaphragme, indépendamment de sa direction : il n'y a donc aucune raison théorique à orienter la pression vers le haut.

Quatre types de compressions

Afin d’explorer ces questions, une équipe de physiologistes a testé différentes manœuvres expulsives :

-une compression horizontale. L'opérateur se place derrière la victime, les poings joints placés au-dessus du nombril. Il tire en arrière en commençant par une force moyenne et en augmentant progressivement l’intensité, jusqu'à ce que la pression maximale acceptable par le sujet soit atteinte.
-Une manœuvre de Heimlich « classique » avec une direction de force ascendante.
-L’auto-compression : dans ce cas le participant place ses propres mains dans la position standard pour la manœuvre abdominale et exerce des poussées en augmentant la force maximale.
-La compression avec une chaise : le participant se positionne au-dessus du dossier d'une chaise, en utilisant la gravité, le poids corporel et les bras pour une force supplémentaire, et permet ainsi à l'arrière de la chaise de pousser dans son abdomen (voir Figure 1).

Toutes ces manœuvres ont été effectuées par quatre chercheurs de physiologie, adultes âgés en médiane de 56,5 ans et d’indice de masse corporelle médians de 25,9 kg/m2. Des cathéters à ballonnet œsophagien et gastrique ont été placés pour enregistrer les pressions générées.

Les pressions les plus élevées avec la manœuvre de la chaise

La direction avec laquelle la compression abdominale est effectuée (Heimlich ou pression horizontale comme dans la première description) n'affecte pas les pressions intrathoraciques : la pression œsophagienne est de 57 (± 17 cm) H2O pour la manœuvre de Heimlich et de 53 (± 11 cm) H2O pour la poussée abdominale horizontale (p = 0,7).

Les compressions abdominales auto-administrées produisent des pressions similaires à celles effectuées par une autre personne. La manœuvre effectuée à l’aide du dossier de chaise génère des pressions plus élevées que les autres manœuvres : la pression œsophagienne atteint 115 (± 27 cm) H2O (p = 0,008 par rapport à la manœuvre de Heimlich).

Les compressions abdominales « autoadministrées » apparaissent physiologiquement aussi efficaces que la manœuvre de Heimlich pour générer des pressions intrathoraciques expulsives, et les compressions à l’aide de la chaise sont capables de produire les pressions les plus hautes. Les auteurs conseillent donc cette séquence de manœuvres en cas d’inhalation de corps étranger chez un adulte.

Dr B. Jourdain

Référence
Pavitt MJ et coll. : Choking on a foreign body: a physiological study of the effectiveness of abdominal thrust manoeuvres to increase thoracic pressure Thorax June 2017 ; 72 (6) : 576-578.

L’intubation n'est pas synonyme de coma !

JIM.fr - L’intubation n'est pas synonyme de coma!

 

Aux Etats-Unis, chaque année, plus de 200 000 patients font un arrêt cardiaque intra-hospitalier (ACIH) avec une mortalité de 75 %. Le maintien d’une certaine température est considéré comme favorable pour le devenir des patients bien que les études prospectives n’aient porté que sur des arrêts cardiaques pré-hospitaliers. Il n’existe aucune étude prospective portant sur l’intérêt du contrôle de la température au décours des ACIH. Fait troublant, des travaux récents ont retrouvé un moins bon pronostic chez les patients maintenus en hypothermie lors des ACIH, alors que les auteurs avaient retenu le critère intubation comme condition nécessaire au déclenchement et au maintien de l’hypothermie et donc comme critère de coma. La validité de cette approche demande donc confirmation.

Des auteurs américains ont pris pour hypothèses le fait qu’un certain nombre de patients intubés pendant l’ACIH n’étaient pas tous comateux après avoir été réanimés avec succès et que le coma post ACIH associé à la mortalité intra hospitalière pourrait être un facteur confondant lors d’une analyse portant sur l’intérêt de l’hypothermie pour ces patients.

Pour ce faire, ils ont donc mené une étude rétrospective monocentrique chez des adultes victimes d’un ACIH en service de réanimation, intubés avant ou pendant l’ACIH ou immédiatement après avoir été réanimés avec succès. Les patients dont les score de Glasgow (GCS) était inférieur à 8 ont été définis comme étant comateux. Leur taux de survie a ensuite été comparé avec celui des patients dont le GCS était > à 8.

Réserver l'hypothermie aux patients vraiment dans le coma

Parmi les 102 patients intubés, ventilés et réanimés avec succès après au moins 20 minutes de manœuvres, 29 (28 %) ont eu un GCS ≥ 8, et 22 (22 %) pouvaient répondre aux ordres simples. La survie des patients avec GCS ≥ 8 vs. <8 a été de 62 % (18/29) vs. 37 % (27/73) (p = 0,02). L’odds ratio ajusté de survie à la sortie de l’hôpital a été de 3,81 (intervalle de confiance à 95 % : 1,37–10,61, p = 0,01).

Bien que monocentrique, rétrospective et portant sur un petit effectif, il ressort de cette étude que l’intubation avant ou pendant l’ACIH n’est pas un bon marqueur de coma et est encore moins prédictive du coma consécutif au succès de la réanimation. Sans surprise, ceux dont le CGS était le plus élevé ont eu un meilleur taux de survie post hospitalière. L’hypothermie « protectrice » devrait uniquement être appliquée aux patients vraiment comateux après réanimation et non systématiquement parce que intubation serait synonyme de coma.

Dr Bernard-Alex Gaüzère

Référence
Berg KM et coll. : Intubation is not a marker for coma after in-hospital cardiac arrest: A retrospective study. Resuscitation. 2017; 119: 18-20. doi: 10.1016/j.resuscitation.2017.07.024

The year of first aid : effectiveness of a 3 day first aid programme for 7-14 year old primary school children.

PubMed - NCBI

Emerg Med J. 2017 Aug;34(8):526-532. doi: 10.1136/emermed-2016-206284. Epub 2017 Apr 18.

Banfai B1, Pek E1, Pandur A1, Csonka H2, Betlehem J1.

Author information

1
University of Pécs, Faculty of Health Sciences, Institute of Emergency Care and Health Pedagogy, Pécs, Hungary.
2
Department of Emergency Medicine, University of Pécs, Pécs, Hungary.

Abstract

AIM OF THE STUDY:

Bystanders can play an important role in the event of sudden injury or illness. Our aim was to evaluate the effects of a 3-day first aid course for all primary school age groups (7-14 years old).

METHODS:

582 school children were involved in the study. Training consisted of three sessions with transfer of theoretical knowledge and practical skills about first aid. The following most urgent situations were addressed in our study: adult basic life support (BLS), using an automated external defibrillator (AED), handling an unconscious patient, managing bleeding and calling the ambulance. Data collection was made with a questionnaire developed for the study and observation. Students were tested before, immediately after and 4 months after training. Results were considered significant in case of p<0.05.

RESULTS:

Prior to training there was a low level of knowledge and skills on BLS, management of the unconscious patient, use of an AED and management of bleeding. Knowledge and skills improved significantly in all of these categories (p<0.01) and remained significantly higher than the pre-test level at 4 months after training (p<0.01). Younger children overall performed less well than older children, but significantly improved over the pre-test level both immediately and 4 months after training (p<0.01). Prior first aid training was associated with knowledge of the correct ambulance number (p=0.015) and management of bleeding (p=0.041). Prior to training, age was associated with pre-test knowledge and skills of all topics (p<0.01); after training, it was only associated with AED use (p<0.001). There was a significant correlation between the depth of chest compression and children's age, weight, height and body mass index (p<0.001). Ventilation depended on the same factors (p<0.001).

CONCLUSION:

Children aged 7-14 years are able to perform basic life-saving skills. Knowledge retention after 4 months is good for skills, but thinking in algorithms is difficult for these children.

KEYWORDS:

chain of survival; education; first responders; resuscitation effectiveness.; resuscitation training